Finale LHJMQ : l’Océanic défait à nouveau les Wildcats et force la tenue d’un 6e match
L'Océanic de Rimouski a encore une fois gâché la fête des Wildcats de Moncton. La formation du Bas-Saint-Laurent a évité l'élimination pour un deuxième soir de suite en remportant le 5e match de la finale de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ) par la marque de 3 à 1, devant 8520 spectateurs au Centre Avenir. Les partisans des Wildcats étaient confiants avant le match. Photo : vincent ethier / Vincent Ethier Photographie Moncton mène toujours la série, mais l'écart est réduit à 3 à 2. C'est tout un retour pour Rimouski, qui tirait de l'arrière 3-0. Son vis-à-vis, Gardiner MacDougall, aurait aimé gagner le championnat devant la foule monctonienne. Le 5e match de la finale de la LHJMQ a été très serré. L'Océanic n'a pas laissé d'espace pour que les joueurs de Moncton puissent manœuvrer. Ici, Maxime Coursol, le numéro 13, bloque le chemin à Vincent Collard, des Wildcats (numéro 15). Photo : Daniel Saint-Louis / Wildcats de Moncton Pourtant, avant le 5e duel de la LHJMQ, tous les éléments étaient en place : les Wildcats détenaient une avance dans la série qui semblait insurmontable et c'était salle comble au Centre Avenir, en grande majorité des partisans confiants qui étaient prêts à célébrer. Une salle comble au Centre Avenir espérait célébrer un championnat avec les Wildcats. Photo : Daniel Saint-Louis / Wildcats de Moncton Cependant, l'Océanic a refusé de collaborer et a enfilé des buts de Jacob Mathieu (deux fois) et de Maël Lavigne. Preston Lounsbury a répliqué pour les Wildcats. Le défenseur des Wildcats, Dyllan Gill, est déçu de la tournure des événements. Et c'est venu bien près : le hockey, c'est aussi une question de centimètres. Par exemple, Maël Saint-Denis a empêché Caleb Desnoyers de donner l'avance à Moncton en tout début de match. Joël Perrault, entraîneur de l'Océanic. Photo : Vincent Éthier photographe De sa voix rauque, il ajoute que ses ouailles gardent les pieds sur terre. Deux victoires consécutives ne font pas une série. En plus, la prochaine défaite enlèvera toute chance de gagner le trophée Gilles-Courteau. On est encore loin de ce qu'il faut faire pour revenir avec le gros trophée. On vient de mettre notre signature sur cette série-là. Moncton a bourdonné tout au long de la rencontre, mais Rimouski s'est bien défendu. La voix plus éteinte qu'à l'habitude, Gardiner MacDougall dit qu'il ne croit pas que la panique s'installe dans le camp des Wildcats. Moncton n'avait pas subi deux défaites de suite depuis les 28 et 29 septembre 2024. L'entraîneur des Wildcats, Gardiner MacDougall, avait l'air songeur durant la partie. Photo : vincent ethier / Vincent Ethier Photographie Caleb Desnoyers refuse de concéder que la confiance soit écorchée après deux revers consécutifs. Il ajoute qu'il faut travailler pour faire sa chance et avoir les petits rebonds pour marquer. MacDougall ne pense pas non plus que le vent ait tourné en faveur de ses adversaires et que son équipe soit en perte de vitesse. Le 6e affrontement de la finale aura lieu lundi après-midi à Rimouski (13 h HAE, 14 h HAA). Encore une fois, Rimouski a le dos au fleuve, tandis que Moncton pourrait gagner le titre. Il nous faut un peu plus de cran, un peu plus d'initiative, un peu plus de résilience, et marquer en premier. Les joueurs de l'Océanic disent vivre le moment présent. Et l'entraîneur Joël Perrault d'ajouter : Jamais dans l'histoire de la LHJMQ une équipe n'a remonté un déficit de 3-0 lors de la finale.
Chez nous, on y a toujours cru, c'est certain
, lance l'entraîneur-chef Joël Perrault. Ça paraît comme une grosse montagne. Nous, on regarde ça comme un match.

Hey! ça arrive, même aux champions de la Coupe Stanley
, rappelle le mentor en parlant des Panthers de la Floride, qui n'ont pas réussi, vendredi soir, à éliminer les Maple Leafs dans la Ligue nationale.
C'est sûr qu'avec une foule comme ça, on aimerait s'en sortir mieux
, avoue le vétéran, originaire du Grand Moncton. Avoir marqué le premier but, ça aurait changé les choses pour nous.
C'est un gros "boost" que Maël ait été capable d'empêcher ce but-là
, admet Joël Perrault de son côté.
C'était de longues minutes pour nous
, ajoute le capitaine rimouskois, Jacob Mathieu. Mais on a vécu des situations semblables durant les séries et durant la saison.
Pas de panique
J'ai dit aux joueurs que gagner un championnat, ce n'est pas toujours facile
, souligne-t-il.
Non, on est prêts pour le prochain match
, affirme sans réserve l'attaquant. C'est une bonne équipe, de l'autre bord.
Le "momentum", ça recommence au début de chaque match
, explique-t-il.À venir
On n'a rien à perdre et on s'amuse présentement
, dit le gardien Mathis Langevin.On ne sait jamais quand on va revenir en finale d'un championnat.
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